Retrouvez le compte-rendu de la soirée du Top des entreprises de la Vienne 2016, le 14 décembre.

Top des entreprises 2016 :

Ces hommes et ces femmes croient en l’avenir

Les lauréats d’un palmarès 2016 qui mêle, comme déjà en 2015, initiatives locales et confiance des grands groupes étrangers présents dans la Vienne.

 

Le palmarès 2016 de notre Top des Entreprises témoigne des atouts dont la Vienne dispose pour faire face aux défis économiques de demain.

Devinette : quel est le point commun entre Brigitte Arnaud-Boué, emblématique fondatrice et dirigeante de la biscuiterie Goulibeur, et Ram Mohandi Gourneni, patron pour la France du géant de l’informatique d’entreprise Tata Consultancy Services ?

Réponse numéro un, anecdotique : l’un et l’autre étaient tous deux les invités, en tant que lauréats, du « Groupe NR » et du conseil départemental pour la traditionnelle cérémonie de remise des Tops des Entreprises, au Palais des Congrès du Futuroscope, devant quelque 700 invités.
Réponse numéro deux : l’un comme l’autre, chacun à sa manière, et comme les sept autres lauréats de ce cru 2016, ont placé leur confiance dans la Vienne, qui ne pouvait trouver meilleure façon de les en remercier.
Pour la papesse de la galette au beurre et du broyé du Poitou, notre coup de cœur 2016, cela allait presque de soi : héritière des recettes d’une grand-mère AOC Poitou, Brigitte Arnaud-Boué était pratiquement obligée de choisir sa terre natale pour vivre la merveilleuse aventure de Goulibeur.

Start-up, PME et multinationale sur la scène

Pour l’entrepreneur venu des lointaines Indes, arrivé un peu par hasard à dans la Vienne à la faveur de l’absorption d’une PME locale, c’était moins évident. Mais le site de Poitiers, le plus petit en France de la multinationale indienne, a su mettre en avant ses compétences, valoriser les atouts de l’Université locale. Résultat : la tour du quartier de la gare, qui accueille les spécialistes de l’informatique, est en train de devenir au fil des ans une véritable « tour Tata ».
Lors de cette soirée et dans notre supplément distribué avec ce numéro de nos journaux, nous sommes heureux d’avoir pu mettre à l’honneur des hommes et des femmes qui, chacun à sa manière, ont su porter la notoriété d’une PME locale au-delà des mers, à l’instar du Mirebalais Sateco ou d’Agora qui a en partie sonorisé la Tour Eiffel. Ou bien encore ceux qui, comme la jeune Perform Industrie, ont mis ce qui se fait de mieux en matière d’organisation du travail au service des entreprises de la région. Sans oublier ceux qui, plus modestement, se contentent d’être irréprochables dans leur métier, de la patronne du restaurant Les Orangeries, pionnière en matière environnemental, à notre « manager de l’année » qui a fait du bonheur de ses salariés et du sien propre la clef de sa réussite.
Enfin, avec pour la première fois, le double prix Émergence, le Top des Entreprises se veut cette année plus que jamais tourné vers l’avenir en récompensant deux start-up qui viennent à peine de quitter leur chrysalide mais en lesquelles nous et nos partenaires croyons fermement.

Vincent Buche
 L’INVITÉ DU TOP

Quel dommage de ne pas avoir 20 ans

Philippe Dessertine a dressé le portrait d’un monde en pleine évolution.

Professeur des sciences de la gestion, Philippe Dessertine était l’invité de prestige de la soirée Top des Entreprises. En quelques dizaines de minutes, cet universitaire a dressé le portrait d’un monde dont l’évolution récente peut faire peur ou enthousiasmer.

Assez curieusement, Philippe Dessertine considère que le modèle économique de notre monde s’est forgé au cours du siècle allant de 1850 à 1950. « Entre 1950 et 2000, on n’a pas trouvé de choses incroyables », avance le conférencier. En revanche, depuis le début du troisième millénaire, les choses se sont emballées : décryptage du génome, révolution mathématique…
Sur le plan économique, on a assisté à l’éclosion de monstres qui ont nom Google, Facebook, Uber… Le premier pourrait sur ses fonds propres racheter 200 fois Air France ; le second vaut 50 milliards de plus qu’Exxon, le numéro un du pétrole ; le troisième vaut déjà plus que le mastodonte Volkswagen !
Faut-il avoir peur de ce monde qui s’annonce et dont on devine encore à peine les contours ? Les jeunes, ceux qui ont 20 ans et plus encore ceux qui en ont 12 ont déjà répondu par la négative. Ce qui fait dire à Philippe Dessertine : « Quel dommage de ne pas avoir 20 ans aujourd’hui ! »