La Soirée

Des pépites du département sous les projecteurs

La marque Poulain a été mise à l’honneur au travers des discours du président de Carambar & Co, Thierry Gaillard, et du directeur de l’usine de Villebarou, Benoît Pasqualini.
La marque Poulain a été mise à l’honneur au travers des discours du président de Carambar & Co, Thierry Gaillard, et du directeur de l’usine de Villebarou, Benoît Pasqualini – (Photo NR, Sébastien Gaudard)

Les Tops de l’entreprise ont été remis ce lundi 3 décembre 2018 au Jeu de paume, à Blois, devant plus de six cents personnes. La marque Poulain, fleuron du territoire, a été mise à l’honneur.

Nous sommes ici pour célébrer la vitalité de notre département, comme vous pourrez le constater dans le supplément de 72 pages, a souligné hier dans la salle du Jeu de paume, Christophe Gendry, directeur départemental de La Nouvelle République de Loir-et-Cher, co-organisatrice des Tops de l’entreprise avec la chambre de commerce et d’industrie de Loir-et-Cher.

Vitrine du Loir-et-Cher, l’emblématique marque Poulain fête cette année ses 170 ans. Le journaliste et conférencier Pascal Audoux est revenu sur l’histoire du célèbre chocolat. A quoi ressemble la marque aujourd’hui ? Poulain a été racheté par des investisseurs français.

24.000 tonnes de chocolat produits à Villebarou

« Carambar & Co est une jeune société. Le projet était de tout relocaliser en France, explique Thierry Gaillard, président du groupe Carambar & Co. Il y a une trentaine de salariés qui ont investi dans ce rachat de marques françaises pour les sauver. Les ventes de Poulain ont été divisées par quatre en une décennie avec les actionnaires précédents. La recherche et le développement sont fondamentaux. » Faire revivre une marque comme Poulain, c’est coller à l’histoire tout en étant dans l’innovation.

« Maintenant, je rêve d’international pour faire connaître la marque. » Les investisseurs se sentent soutenus par les collectivités. « Cette année, on aura produit 24.000 tonnes de chocolat », et ce n’est pas fini, précise Benoît Pasqualini, directeur de l’usine de Villebarou, qui compte 150 salariés. « Je commanderais bien une deuxième sortie d’autoroute pour gérer le flux des transports. »

Après l’exposé de cette réussite industrielle, la soirée a mis l’accent sur d’autres pépites économiques du département. Cette année, les jurés n’ont pas manqué de travail face aux 28 candidatures de qualité pour désigner les lauréats.

Pour les entreprises qui ont la volonté d’aller à l’export, François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire, a rappelé que l’agence Dev’up avait un service dédié à l’international. « Le recrutement est aussi un problème majeur pour nos entreprises, il faut faire bouger la carte des formations, annonce le président de la Région. On va organiser des rendez-vous dans les territoires et par branches pour connaître les besoins. »

Ancienne lauréate des Tops de l’entreprise en 2002, la société Idec, représentée par son dirigeant Patrice Lafargue, a aussi été mise en lumière. « J’ai la chance d’avoir de belles équipes qui croient en mes rêves. Aujourd’hui, on a un fort développement. Il n’y a pas de fatalité. Les marchés, il faut les provoquer. » Et d’annoncer un futur partenariat entre Idec et le basketteur Tony Parker.

Claire Neilz

Top des Tops : le public vote pour NLX

Au premier plan de la photo, toute l’équipe de l’entreprise NLX, désignée Entreprise de l’année, hier soir, par le public - (Photo NR, Sébastien Gaudard)
Au premier plan de la photo, toute l’équipe de l’entreprise NLX, désignée Entreprise de l’année, ce lundi soir, par le public du Jeu de paume – (Photo NR, Sébastien Gaudard)

Déjà lauréate de la catégorie Innovation, la société NLX a été élue, ce lundi 3 décembre, par l’assistance, Entreprise de l’année.

Basée dans la zone du Breuil, à La Chapelle-Vendômoise, l’entreprise a créé un produit répondant au doux nom de « Tweener », qui vise à apporter une solution d’éclairage LED pour les courts de tennis en extérieur, avec deux lignes de lumière posées sur les deux longueurs du terrain.

Cette innovation présente plusieurs avantages : « Le coût de Tweener est de 8.800 € HT au lieu de 25.000 € pour une installation classique sur des mâts, annonce Florent Colliau, directeur général. Autre intérêt : son montage est rapide, puisqu’une journée suffit pour le mettre en place. La consommation d’électricité est divisée par deux avec ce système. Enfin, c’est davantage de confort pour les joueurs, car il n’y a pas d’ombre portée, ni d’éblouissement. »

A ce jour, une quarantaine de Tweener ont été installés en France et en Suisse. « Nous avons quarante demandes en attente aux États-Unis. »

En dehors du sport, la société travaille sur deux autres marchés que sont le monde du vin et celui de l’architecture. « Dans le domaine de l’éclairage, la seule façon de s’en sortir est de créer un produit novateur sur lequel on peut apporter de la valeur ajoutée. Tweener est pour nous l’opportunité de changer de dimension à court terme. »

C.N.

L’actualité des Gilets jaunes

Yvan Saumet, président de la chambre du commerce et de l’industrie de Loir-et-Cher.
Yvan Saumet, président de la chambre du commerce et de l’industrie de Loir-et-Cher – (Photo NR, Sébastien Gaudard).

Yvan Saumet, président de la chambre du commerce et de l’industrie de Loir-et-Cher, a évoqué l’actualité chaude liée au mouvement des Gilets jaunes. « Nous sommes un bon nombre à recevoir des coups de fils de ressortissants inquiets de voir ce qui se passe dans notre pays. Des crises, nous en traversons tous dans nos entreprises, et c’est indispensable de trouver des issues, on ne peut pas se permettre d’avoir des blocages. Nous arrivons dans une situation qui n’est pas tenable. Il y a de quoi se retrouver autour d’une table. Nous avons interrogé les entreprises du Loir-et-Cher. Sur 300, 30 % ont une baisse de 10 à 30 % de leurs chiffres. »