EXPORT : le vin, premier vecteur du secteur

Les vins de Touraine s'exportent très bien à l'étranger. (Photo archives NR)
Les vins de Touraine s’exportent très bien à l’étranger. (Photo archives NR)

Si la Touraine et l’Indre-et-Loire importent des touristes, c’est bien aussi grâce au vin, l’un des tous premiers vecteurs de leur économie à… l’exportation. Toutes appellations confondues, sa valeur a rapporté 35 millions d’euros sur douze mois glissants, entre avril 2017 et 2018. C’est l’équivalent de 10 millions de bouteilles vendues dans le monde sans cet export caché et non chiffré que représente l’œnotourisme. Car des milliers de clients étrangers, essentiellement Européens ceux-là, viennent en voiture remplir leur coffre de voiture chez nos viticulteurs.

C’est le vin blanc, dans le détail, qui se vend le mieux (55 %), devant le Crémant de Loire et les bulles de l’appellation vouvray (25 %), puis le rouge (20 %). Rien que sur l’aire de son appellation le vouvray se réserve à 44 % de sa production, soit 3,5 millions de bouteilles. Autant affirmer qu’il demeure un contributeur intéressant. Alors, qui sont les soupirants les plus présents pour nos flacons ? Les États-Unis devancent la Belgique, tous vins confondus et quelle que soir leur couleur. Que le Tourangeau se rassure : il trouvera son terroir préféré partout dans le monde, mais pas forcément son producteur habituel !

Car la gestion du vin produit en Indre-et-Loire – toujours destiné à l’export – pose un vrai dilemme à chacun des 600 vignerons de la profession : faut-il développer les volumes plutôt que de le valoriser par le prix ?

Bruno Pille

Les actions de DEV’UP

Le programme d’actions Export élaboré par Dev’up est ouvert aux entreprises de la région Centre-Val de Loire qui exportent déjà ou qui souhaitent engager une démarche à l’international. Les actions proposées couvrent des secteurs variés (cosmétique, viticulture, industrie, équipement médical…) et des formes diverses : salons professionnels, rencontres d’acheteurs…

Quels investissements étrangers

Avec ses 27 projets d’investissement portés par des entreprises étrangères, l’année 2017 s’est inscrite dans la norme constatée ces dernières années en région Centre-Val de Loire. Ce nombre représente 2 % de l’ensemble des projets identifiés au plan national. L’étude réalisée par Dev’up sur les investissements étrangers créateurs d’emplois en région Centre-Val de Loire, fait notamment apparaître les tendances suivantes : production et logistique sont les deux principales fonctions renforcées par des capitaux internationaux. Le Centre-Val de Loire est une région perçue comme un territoire industriel de premier plan. Deux tiers des emplois étrangers sont venus grossir les rangs des effectifs industriels régionaux.

Conséquences du Brexit

Selon la Direccte Centre-Val de Loire, le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, qu’il y ait un accord ou non, aura des conséquences pour les entreprises auxquelles il convient de se préparer. Un accord ne pourra notamment établir une liberté de circulation des biens, des services ou des personnes équivalentes à celle qui existe au sein du marché intérieur et de l’Union Douanière. Cela aura un impact pour les entreprises qui seront confrontées à des barrières qui n’existent pas aujourd’hui.

Le rosé « tendre » sur le marché mondial

Le 30e colloque régional œnologie et viticulture s’est tenu en juillet à Cour-Cheverny dans le Loir-et-Cher. Parmi les nombreux sujets abordés par la profession, Marie Gasnier pour InterLoire a présenté une étude sur les vins rosés du Val de Loire. Les conclusions se résument en un mot : tendre ! Celui-ci désigne aujourd’hui les rosés ayant conservé du sucre, et c’est incontestablement la marque de fabrique du Val de Loire. Ces rosés tendres représentent 70 % de la production, avec deux appellations (rosé d’Anjou et cabernet d’Anjou), quand les 30 % restants sont éparpillés dans vingt-huit appellations. InterLoire a donc « la volonté de construire une stratégie collective à moyen et long terme, pour s’inscrire dans cette dynamique du marché mondial des rosés ».

278

en 2017, InterLoire a enregistré un chiffre d’affaires record à l’export de 278 millions d’euros, soit une progression de 3 % en valeur.

20.000 €

l’aide accordée par la Région à l’entreprise Savebag, basée à Perrusson, qui fabrique des articles de maroquinerie. Un coup de pouce destiné au développement de l’export.

LA PHRASE

« Nous ne souhaitons pas une sortie du Royaume-Uni de l’UE sans accord, et nous soutenons pleinement les efforts continus de l’équipe de Michel Barnier pour débloquer la situation. » Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances.

4,2

à la fin du second trimestre 2018 , la région Centre-Val de Loire représentait 4,2 % des exportations de la France et 3,4 % des importations.

19,3

les produits pharmaceutiques restent en tête du classement export des douanes dans notre région (19,3 %). Ils devancent, comme en 2017, les parfums, les cosmétiques.

16,5

en pourcentage, la part du département d’Indre-et-Loire dans le commerce global de la région à l’export, principalement vers la Belgique. Elle est de 17,1 % à l’import.