FONDATION RABELAIS - INTERVIEW YOLANDE DE LA CRUZ

Au plus près de la santé des étudiants

Yolande de la Cruz annonce l’accompagnement financier de la Fondation Rabelais, auprès des étudiants en situation de handicap. 
Yolande de la Cruz : "Soit une aide individuelle sur une année, soit diverses prises en charge au côté du service de santé universitaire". (Photo archives NR)
Yolande de la Cruz : « Soit une aide individuelle sur une année, soit diverses prises en charge au côté du service de santé universitaire ». (Photo archives NR)

– Rappelez-nous d’abord ce qu’est la Fondation François-Rabelais…

« La Fondation Rabelais est une passerelle entre le monde de l’entreprise et universitaire. Elle a pour mission de soutenir le développement de la recherche et de l’innovation, de soutenir l’insertion professionnelle, d’œuvrer à l’attractivité du territoire et de renforcer le rayonnement culturel de l’université et sa responsabilité dans les domaines environnementaux et sociaux. Sont membres, le groupe Nouvelle République, StMicroelectronics, la Banque Populaire, la Caisse d’Épargne, Engie, Enedis, EDF, Creali, Hervé Thermique, Plée, Eiffage et demain AG2R-La Mondiale, le président de la CCI Touraine Philippe Roussy en qualité de personnalité qualifiée. Je voulais vous dire aussi que le comité que je préside a été renouvelé fin juin. Nous sommes prêts à accueillir de nouvelles entreprises, afin que notre engagement soit encore plus fort comme ce lien que nous formons avec l’université ! ».

En soutien auprès des doctorants étrangers

– Quelles ont été vos actions en 2018 ?

« 2018 a permis à la Fondation François-Rabelais d’orienter encore plus son intérêt pour la vie des étudiants, notamment au niveau de la santé et du handicap. En effet, une augmentation du nombre d’étudiants en situation de handicap et de pathologies dont ils souffrent nécessite des accompagnements humains, lourds et coûteux. Le service de santé universitaire se trouve confronté à des situations très complexes, dès lors que la personne n’est plus élève, mais étudiante. Nous n’avons pas idée du nombre de demandes de rendez-vous qui affluent dans ce service dirigé par le docteur Émilie Arnoult, autant pour être reçu par des psychologues, que pour des soins curatifs. »

– Vous allez donc apporter votre soutien auprès de ce service en 2019 ?

« Nous avions l’an dernier financé un capnomètre – appareil permettant de mesurer le gaz carbonique dans le sang et l’efficacité des poumons – pour le service de pneumologie du centre hospitalier. La Fondation a décidé, dans le courant du mois d’octobre, d’intervenir auprès du service de santé des étudiants, soit en aidant un étudiant en situation de handicap lourd sur une année, soit en s’associant à diverses prises en charge aux côtés du service de santé universitaire. Nous allons finaliser rapidement notre choix. »

– Vous intervenez également dans l’aide aux étudiants étrangers…

« Effectivement. Dans le cadre de la mobilité internationale, la Fondation a apporté une aide financière à trois doctorants étrangers en difficulté. Je pense à ce jeune Brésilien à qui le nouveau gouvernement a supprimé la bourse, du jour au lendemain. Ces trois doctorants sont venus étudiants à l’université de Tours pour un an, avec un dossier solide, des revenus suffisants avant un accident de la vie. Ils se retrouvent sans rien, loin de leurs bases et ont recours à la solidarité pour dormir et manger. »

– À quelles manifestations la Fondation est-elle associée ?

« Comme les autres années, nous avons soutenu la Semaine de l’insertion professionnelle organisée par l’université. Et je peux témoigner de la fréquentation grandissante de la manifestation : 120 entreprises participantes et près de 2.000 étudiants en quête de renseignements. Nous sommes également associés au concours “ Ma thèse en 180 secondes ”. Je dis chapeau à tous ces jeunes qui s’impliquent dans cet exercice, car celui-ci demande un grand sang-froid pour faire comprendre au public l’objet de leur thèse en si peu de temps. Nous en avons eu un aperçu à la soirée du Top des entreprises, le 10 décembre à Tours… ».

Propos recueillis par Bruno Pille